16.5.12
Balade Mexicaine dans les White Mountains
9.2.12
La sagesse, on ne l’a trouve pas seulement dans les dents.
J’ai des papillons dans le ventre.
J’ai des bouffées de chaleur.
Serais-je nerveuse?
Non.
Serais-je traqueuse?
Oui. J’ai le trac, mais de quoi au juste? De t’écrire je crois. C’est vrai que ça fait déjà un moment, mais écoutes moi et tu verras que j’ai encore envie de te raconter.
«Je me fais de plus en plus vieille et cette année j’ai pris la résolution de me réveiller heureuse tous les matins. Il m’en reste peu à vivre et je préfère en profiter plutôt que de gaspiller mon temps à bouder et à grogner. La seule chose que je regrette dans ma vie, c’est le temps que j’ai perdu à bouder.»
Cet amas de mots résonne dans ma tête depuis déjà plus de quatre semaines. Ils se heurtent contre le chaos qui y tempêtait déjà. Ils s’y heurtent dans un serein silence.
Des mots purs, balancés entre le retrait d’une vague et une inspiration. Expiration, inspiration, expiration, inspiration, mais c’était trop tard, elles n’aspiraient déjà plus aux mêmes choses.
Des mots lancés, sans arrière pensée et si spontanés que son auteure les croyait peut-être, avant aujourd’hui, submergés et oubliés au fond de la mer des caraïbes, dialoguant avec les poissons et expliquant aux autres trésors toutes les richesses qu’eux aussi pouvaient contenir.
Ses phrases sont alors devenues un refrain dans mon quotidien. Bien entendu, te dire que je dispose de toute la sagesse nécessaire pour demander à ma vie de s’approprier pleinement cette philosophie serait te mentir. J’ai par contre compris que la sagesse, on ne l’a trouve pas seulement dans les dents. On ne l’a trouve pas seulement dans les images. Elle est souvent juste à côté, patientant paisiblement, l’opportunité de tendre le bâton, à la prochaine génération.
Mamie, je t’aime
4.11.11
Mieux vaut tard que jamais !
21 jours
16 heures
3 minutes
Et des poussières que j’ai remis les pieds au Québec, sans vous donner la moindre nouvelle.
J’ai cette vague impression que le temps me file entre les doigts et qu’il ne me suffit plus de les fermer pour le retenir. Entre le camp, les campeurs et les inters-camps. Entre l’Université, les préparations d’initiation et les examens de classification. Entre mes habituels aller-retour à la lune; perte du portefeuille, perte de papiers universitaires…Le seule temps que je semble avoir trouvé pour composer deux ou trois paragraphes décents, c’est en compagnie de ma boîte de Timbits, entre un changement de frein et un souper avec Maman et Mel. Ouf…
Le retour au bercaille s’est donc avéré très occupé et n’a laissé que très peu de place aux symptômes relatifs à l’adaptation à ma nouvelle (ou ancienne, dépendamment de la perspective...) vie. J’ai donc peu à vous raconter de ce côté, mais ça viendra (j’imagine…)
(…)
Wow. Vraiment ? J’avais donc bel et bien commencé à vous écrire quelque part, un 30 août 2011.
Pour errer, ces mots auront errés. Entre ciel et terre, entre terre et mer, entre Amsterdam et Montréal, entre une vie qui ne vit plus et des souvenirs pourtant bien vivants. Les voilà qui reviennent sonner à la porte de ma petite boîte crânienne, drôlement occupée par l’Université soit dit en passant, pour me supplier de leur donner un sens, de leur raconter leur fin.
Une fois l’été tirer à sa fin, certains jours ont commencé à s’étirer. Par instant, les yeux pleins d’eau, je dialoguais en néerlandais (avec moi-même) en m’éternisant sur des photos prises dans une réalité qui ne semblait pas toujours m’appartenir. Puis, c’est lorsque je m’entendais pleurer de plus bel et rire aux éclats l’instant d’après, que je réalisais que ces moments, ces instants m’appartenaient à tout jamais. Je n’avais rien rêvé, mais j’avais bel et bien réalisé mon projet de fille Aupair en le menant à terme, 11 mois plus tard.
Oui, la grossesse se sera terminée avec deux mois de retard, mais croyez le ou non, cette aventure Loulououtremer aura fait murir plus d’une choses à l’intérieur de cette petite, devenue grande voyageuse !
Vous dire que cette publication sera la dernière serait vous mentir.
Je vous dit donc: À bientôt les cocos !
Loulououtremer
8.7.11
Wat een mooie avond ! (Quel belle soirée!)
Nous sommes allés manger au restaurant pour ma dernière soirée avec toute la petite famille (Youpie pas de vaisselle!!!!!!!).
En rentrant à la maison, on emprunte le chemin qui longe le canal. Le ciel est mauve, rose et bleu. Le Beemster me dit Au revoir. Assise sur le dernier banc de la grosse Volks familiale, je regarde par ma fenêtre et je vois mes 11 mois défiler sur l'eau.
Je me rappel la première fois que l'on a emprunté cette route, 11 mois plus tôt. Ce qu'on chantait à la radio, j'y comprenais rien. Ce que les enfants se racontaient, j'y comprenais rien non plus. C'est donc dans une toute autre atmosphère que je longe ce chemin pour la dernière fois.
Chaque clignement de paupières est un dernier moment que j'immortalise au fond de ma rétine.
Ik Houvan Je Holland. (Je t’aime Hollande)
7.7.11
Achtenveertig uur !
Samedi le 9
Samedi le 9 août 2011…
C’est tout ce qui tourne et retourne dans ma tête depuis lundi.
Un samedi qui me semble à des années lumières et pourtant si proche à la fois. Qui me semble si irréel, mais qui sera teinté de tout ce qu’il y a de plus réel, de plus vrai. Alors c’est vrai, je rentre à la maison? Ce n’est pas qu’une mauvaise blague?
Je fais ma valise sans trop comprendre pourquoi.
Les sourires qui décoraient ma chambre depuis plusieurs mois m’observent m’agiter avec interrogation et me demande pourquoi je les dégomme des murs. Les piles de vêtements sur mon tapis me dévisagent et n’omettent pas de me mentionner qu’ils n’ont pas envie de se serrer les uns contre les autres dans le noir pendant plus de 7h de vol. Enfin…
J’ai le trac, mais un bon trac.
Je suis enthousiaste face à tout ce qui m’attend à la maison; La famille, Géro, l’Université, l’été et un garçon. J’ai ne réalise pas encore que je quitte le Beemster, pas seulement pour un weekend, mais pour de bon cette fois ci. Que dès samedi, je passerais de l’anglais au français, de la vaisselle à l’animation et de la vie d’Au pair à celle d’une jeune étudiante universitaire.
10 mois derrière. 2 jours devant, mais qui filent si lentement.
Vivre à l’étranger n’aura pas toujours été facile, mais j’y aurai pourtant vécu les plus beaux moments de ma vie.
48 HEURES
À suivre…
26.6.11
Lou joue dans la boue
-Sloot en Slob #2
(Après 10 mois, je me rends compte que j’ai mal orthographié le tout depuis le début!)
Franchement, une fois la période d’adaptation des premiers mois terminée, la vie d’Aupair n’occasionne pas beaucoup de stress dans mon organisme et c’est seulement quand j’ai les deux pieds posés sur la ligne de départ de mon 2e Sloot en Slob que je m’en rends compte! Mon stress, qui se transformera rapidement en adrénaline, monte en flèche quand ‘twee minuten’ résonne dans le micro de l’annonciateur. Puis, pour plus de plaisir encore, la course ne commence pas avec un petit jogging tranquille, c’est directement une sloot, à quelques centimètres de mes pieds. Je cours avec Ilona et Anouk.
Et il fait FROID!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mettons que j’aurais bien échangé mes cuissard et mon bikini contre un gros chandail de laine!
4,2 km et 40 slooten. Houlala!
Malheureusement, Anouk se blesse à la cheville dès le début et comme on s’était promis de courir tout les 3 ensembles, on marchera le reste de la course. De toute façon, aucune d’entre nous ne courrait pour monter sur le podium. Si c’était le cas, je n’aurais jamais pu me permettre de rire et sourire à chaque fois que je réussissais, de peine et de misère, à sortir des slooten qui avalaient parfois mes jambes au complet!
40 minutes plus tard, je suis attendue comme une championne (avec un temps de ‘plus ou moins’ champion…) à l’arrivée. Le visage couvert de boue, on me demande mes impressions sur la course. C’est avec fierté que je tâche de mentionner que ce n’est pas la première et surement pas la dernière!
De la boue, j’en avais partout! Pour vous donner une idée, après une longue douche de 15-20 minutes, j’ai encore besoin de 10 Q-Tips (dans CHAQUE oreille) pour retrouver mon ouïe à 100%.
Dimanche 26 juin 2011
-Sloot en Slob #3
3,2 km et 22 slooten.
«De la petite bière» me dis-je après celui de la semaine dernière. Hélas! Quelle erreur de ma part d’avoir sous estimé mon adversaire. En effet, de l’extérieur, la course me semble plus attrayante, moins longue et moins de slooten. On ne le répètera jamais assez j’imagine, mais c’est l’intérieur qui important, ici au sens propre et figuré! Les slooten sont beaucoup plus profondes et boueuses. Comme je mentionne à Ilona entre deux trempette; «From a plane, we look like little pieces of chocolate running among the cows and the sheeps!»
Je suis tout même plus satisfaite de notre performance, car cette fois nous courront toute la course sans nous arrêter…..ET nous sommes dans le top 10 femmes avec un temps de 20 minutes quelques! YÉ!
Une seule photo fut prise lors de ces 2 dimanche. Malheureusement je n’en ai toujours pas fait possession, alors vous devrez une fois de plus me croire sur parole!
Plus que 13 !