Pour l'occasion, nous sommes sur notre 31. Veston-cravate pour les garçons. Jupe-talons pour les filles.
Chacun s'occupe à sa façon: Pendant que les garçons se rasent la barbes, les filles se font une beauté.
Du sous-sol, les pas du reste de la famille se font entendre sur nos tête. « Poc ploc poc ploc »...C'est sa mère qui court de gauche à droite, de haut en bas. Elle est nerveuse.
Il y a quelque chose dans l'air, c'est électrique, presque comme les orages. Les yeux sont brillants et pétillants. «Vite vite, il ne faudrait surtout pas être en retard »
Arrivés à la chapelle, c'est dehors que nous devons attendre. La salle commence à se remplir. Les gens partagent de longs bancs de bois. Nous serons les derniers à descendre l'allée. La même que j'ai descendu ce jour là avec sa sœur, bras dessus bras dessous, parce que mon papa, il est toujours au Québec.
Sauf qu'aujourd'hui, personne ne s'est marié.
Pour l'occasion, nous sommes sur notre 31. Veston-cravate pour les garçons. Jupe-talons pour les filles. Nous sommes tous monochromes.
Chacun s'occupe à sa façon: Pendant que les garçons se rasent la barbes, les filles se font une beauté pour cacher leurs yeux gonflés.
Du sous-sol, les pas du reste de la famille se font entendre sur nos tête. « Poc ploc poc ploc »...C'est sa mère qui court de gauche à droite, de haut en bas. Elle est en deuil.
Il y a quelque chose dans l'air, c'est électrique, presque comme les orages. Les yeux sont pleins d'eau. «Vite vite, il ne faudrait surtout pas être en retard »
Arrivés à la chapelle, c'est dehors que nous devons attendre. La salle commence à se remplir. Les gens partagent de longs bancs de bois. Nous serons les derniers à descendre l'allée. La même que j'ai descendu ce jour là avec sa sœur, bras dessus bras dessous, parce dimanche dernier, son grand-papa est décédé.
Bon voyage Opa...
Suivez-Moi!
1.10.15
13.9.15
George Santayana
Après presqu'un mois de backpacking, un petit vide s'installe au creux de mon ventre, et pour une fois, ce n'est pas parce que j'ai faim! Je regarde le grand Boeing bleu de mer de Lisa s'envoler dans le ciel gris de Nice. Ça me fait drôle de me retrouver seule, après plus de 500 heures consécutives passées auprès de ma tendre amie.
En fermant les yeux, je nous revois, un an plus tôt, faire connaissance au 421 de la rue Boucher. Nous n'avions alors aucune idée de l'aventure qui nous attendait. Nous ne savions pas encore la chance que nous aurions de voir se développer une si belle amitié. Les fous rires se sont enchaînés et ils sont devenus impossible à compter sur le bout de nos doigts. À travers les grandes capitales d'Europe, nous avons tissé des liens qui nous garderons au chaud pour l'hiver qui arrive.
J'aurais beaucoup à te raconter, mais j'ai préféré mettre l'accent sur cette parenthèse de notre voyage. Une parenthèse plus criante que le reste de la phrase; Auschwitz.
Une journée qui nous laissera sans mots pour plusieurs heures, perdues dans nos pensées, errantes quelque part entre 1940 et 1945...
Aujourd'hui, le ciel est bleu, sans nuage. Le soleil nous chauffe la peau, qui pourtant, se parsème sans cesse de frissons. Nous entrons dans le camp d'extermination et nous passons sous cette immense arche de fer où on peut y lire: « Arbeit Mach Frei » (le travail rend libre). Il y a peu de mots qui existent pour décrire les horreurs qui se sont déroulées dans cette petite ville de la campagne polonaise. Inévitablement, la visite d'Auschwitz s'achève dans la chambre à gaz. Je respire, mais l'air sent la mort. Les murs de cette pièce sont à jamais témoin du meurtre de plus de 1,6 millions. Je ne suis pas très spirituelle, et pourtant, j'ai besoin d'un moment pour revenir sur terre après cette descente aux enfers. La vistite a vidé nos batteries, déjà faiblement chargées par le manque de sommeil et les joies des dortoires à quatorze.
Tu me diras peut-être, faut être folle pour vouloir visiter un tel endroit. Et à George Santayana de te répondre:
« The one who does not remember the history is bound to live through it again »
En fermant les yeux, je nous revois, un an plus tôt, faire connaissance au 421 de la rue Boucher. Nous n'avions alors aucune idée de l'aventure qui nous attendait. Nous ne savions pas encore la chance que nous aurions de voir se développer une si belle amitié. Les fous rires se sont enchaînés et ils sont devenus impossible à compter sur le bout de nos doigts. À travers les grandes capitales d'Europe, nous avons tissé des liens qui nous garderons au chaud pour l'hiver qui arrive.
J'aurais beaucoup à te raconter, mais j'ai préféré mettre l'accent sur cette parenthèse de notre voyage. Une parenthèse plus criante que le reste de la phrase; Auschwitz.
Une journée qui nous laissera sans mots pour plusieurs heures, perdues dans nos pensées, errantes quelque part entre 1940 et 1945...
Aujourd'hui, le ciel est bleu, sans nuage. Le soleil nous chauffe la peau, qui pourtant, se parsème sans cesse de frissons. Nous entrons dans le camp d'extermination et nous passons sous cette immense arche de fer où on peut y lire: « Arbeit Mach Frei » (le travail rend libre). Il y a peu de mots qui existent pour décrire les horreurs qui se sont déroulées dans cette petite ville de la campagne polonaise. Inévitablement, la visite d'Auschwitz s'achève dans la chambre à gaz. Je respire, mais l'air sent la mort. Les murs de cette pièce sont à jamais témoin du meurtre de plus de 1,6 millions. Je ne suis pas très spirituelle, et pourtant, j'ai besoin d'un moment pour revenir sur terre après cette descente aux enfers. La vistite a vidé nos batteries, déjà faiblement chargées par le manque de sommeil et les joies des dortoires à quatorze.
Tu me diras peut-être, faut être folle pour vouloir visiter un tel endroit. Et à George Santayana de te répondre:
« The one who does not remember the history is bound to live through it again »
18.8.15
Berlin, du bist so wunderschön
Après quelques jours passés dans mon nouvel appartement à Lübeck,c'est désormais le temps de tirer sur le petit coussin sous nos fesses et de sortir de notre zone de confort. À venir, des pays colorés qui respirent parfois des histoires à faire frissonner.
Premier arrêt, Berlin. On marche beaucoup. On passe sur "Under den Linden", les Champs Élysées allemands. On se perd et on parle d'avenir. "Dans dix ans, j'aurai 34 ans". La discussion se termine dans l'interrogation alors qu'on doit se rendre à notre nouvel auberge. C'est peut-être pas Couleurs de France, mais le Wallyard Concept a du charme. Les cafés y sont fait avec beaucoup d'amour. On conclu l'après-midi dans les estrades du "Maeur Park" à écouter des étranger chanter au karaoké. Lundi matin, "pop la gravol" on prends le bus pour Prague. Au fil des heures, le paysage change, les montages ont des fesses plus rondes et de nouveaux accents apparaissent sur les lettres de l'alphabet.
Prochain chapitre: Prague, la ville au cent clochers.
Photo 1: Le Badeshiff Berlin, un container géant transformé en piscine (l'eau était bonne!)
Photo 2: Lisa au Mémorial de l'Holocauste
Photo 3: Les cafés plein d'amour
Photo 4: La porte de Brandebourg (bien cachée derrière la tête de Lisa)




Premier arrêt, Berlin. On marche beaucoup. On passe sur "Under den Linden", les Champs Élysées allemands. On se perd et on parle d'avenir. "Dans dix ans, j'aurai 34 ans". La discussion se termine dans l'interrogation alors qu'on doit se rendre à notre nouvel auberge. C'est peut-être pas Couleurs de France, mais le Wallyard Concept a du charme. Les cafés y sont fait avec beaucoup d'amour. On conclu l'après-midi dans les estrades du "Maeur Park" à écouter des étranger chanter au karaoké. Lundi matin, "pop la gravol" on prends le bus pour Prague. Au fil des heures, le paysage change, les montages ont des fesses plus rondes et de nouveaux accents apparaissent sur les lettres de l'alphabet.
Prochain chapitre: Prague, la ville au cent clochers.
Photo 1: Le Badeshiff Berlin, un container géant transformé en piscine (l'eau était bonne!)
Photo 2: Lisa au Mémorial de l'Holocauste
Photo 3: Les cafés plein d'amour
Photo 4: La porte de Brandebourg (bien cachée derrière la tête de Lisa)
7.8.15
Hopefully, soon forever
Il est onze heure moins le quart. En route vers la maison, l'air est frais après une journée brulante. En arrivant au village, on passe devant une résidence pour personnes agées ayant besoin de soins médicaux particuliers. Son grand-papa y est placé depuis un peu plus d'un an. De l'extérieur, j'observe, par leurs fenêtres éclairées, les quelques insomniaques qui n'ont toujours pas trouvé sommeil. Je m'entends réfléchir à voix haute:
« -Do you think Opa (Papi) is sleeping?
-Yes, and hopefully, soon forever. »
Trois mots qui, placés l'un à côté de l'autre, font vibrer beaucoup d'émotions. Parce que moi aussi, j'ai une Mamie qui doucement, oublie pleins de beaux moments...
« -Do you think Opa (Papi) is sleeping?
-Yes, and hopefully, soon forever. »
Trois mots qui, placés l'un à côté de l'autre, font vibrer beaucoup d'émotions. Parce que moi aussi, j'ai une Mamie qui doucement, oublie pleins de beaux moments...
5.8.14
La mamie du marché
Le Isemarkt et moi, c'est une histoire d'amour qui date de l'été dernier. Ancienne pièce maitresse de ma routine du mardi et du vendredi matin, je ne crois pourtant pas t'en avoir déjà glissé un mot. Le Isemarkt, c'est le plus long marché d'Europe, avec son kilomètre de fruits et légumes, de fromages et de charcuteries, d'odeurs et de couleurs. C'est aussi le marché plus le plus célèbre d'Hambourg. Après avoir accompagné Sarah à l'école, j'en profitais pour errer entre les différents kiosques, alors que mes papilles s'éveillaient doucement au fur et à mesure que je progressais au coeur du Isemarkt. Parlant de Sarah, le bateau a fini pas taguer. C'est maintenant au tour de maman d'être aux commandes du navire...Pas facile d'arranger un rendez-vous considérant que je fais partie de l'équipage « Papa »...Ne baissant pas les bras sur cette petite soeur allemande, j'ai finalement réussi à passer un avant-midi avec Sarah...au ISEMARKT! Et c'est ici que l'histoire commence.
Nous nous étions donnés rendez-vous à la station Hoheluftbrüke, tôt en matinée. Sans grande surprise, je constate que physiquement, Sarah n'est plus l'enfant de l'été dernier (déjà mon dernier mois de gloire d'avoir 3 centimètres de plus qu'elle). Même si elle s'entête à me répéter:
''Nein Marie-Lou, Ich bin kein teenager, because I'm only 12 and you told me you become a teenage at 13 because it's thriTEEN.''
Sarah doit maintenant traverser cette phase, à la fois merveilleuse et tellement ingrate, qu'est l'adolescence.
Bref! On part alors à la conquête des tomates les plus rouges et des croissants les plus chauds. Rapidement rattrapées par nos estomacs, pause déjeuner s'impose. SarahBecSucré commande un immense chocolat chaud et un morceau de tarte encore chaud., question de boster son apport de glucides quotidien! Ça besoin d'engrais pour pousser ces bébittes à sucre là! Retour au marché, c'est alors qu'on croise cette mystérieuse mamie. Son visage m'est familier. Toujours seule, bien coiffée, bien habillée, rouge (éclatant) à lèvre, son petit panier qui la suit toujours de très près. Avant
aujourd'hui, ce n'était que la mamie du marché, que je croisais tous les mardis et vendredis de l'été 2013. La mamie qui marchande chaque échalote trop cher et qui chiale quand les touristes ignorants
traînent leur vélo à travers le Isemarkt (SVP ne pas essayer, l'expérience est relativement désagréable). Donc cette même mamie, on la croise à contre-sens et je ne peux empêcher mon regard de la suivre. On s'arrête. Elle aussi. À quelques mètres seulement d'où on trouve, elle dépose son panier, salut le musicien qui se trouve à ses côtés et ouvre la bouche. Dès les premiers sons qui en sortent, Sarah et moi, on reste bouchebés! Les notes sont douces et aigues, mais assez fortes pour te faire vibrer l'intérieur: Mamie chante de l'opéra. Ce fut un privilège d'assister à ce moment que je suis loin d'oublier.
J'avais enfin résolu le mystère de la mamie du marché.
Nous nous étions donnés rendez-vous à la station Hoheluftbrüke, tôt en matinée. Sans grande surprise, je constate que physiquement, Sarah n'est plus l'enfant de l'été dernier (déjà mon dernier mois de gloire d'avoir 3 centimètres de plus qu'elle). Même si elle s'entête à me répéter:
''Nein Marie-Lou, Ich bin kein teenager, because I'm only 12 and you told me you become a teenage at 13 because it's thriTEEN.''
Sarah doit maintenant traverser cette phase, à la fois merveilleuse et tellement ingrate, qu'est l'adolescence.
Bref! On part alors à la conquête des tomates les plus rouges et des croissants les plus chauds. Rapidement rattrapées par nos estomacs, pause déjeuner s'impose. SarahBecSucré commande un immense chocolat chaud et un morceau de tarte encore chaud., question de boster son apport de glucides quotidien! Ça besoin d'engrais pour pousser ces bébittes à sucre là! Retour au marché, c'est alors qu'on croise cette mystérieuse mamie. Son visage m'est familier. Toujours seule, bien coiffée, bien habillée, rouge (éclatant) à lèvre, son petit panier qui la suit toujours de très près. Avant
aujourd'hui, ce n'était que la mamie du marché, que je croisais tous les mardis et vendredis de l'été 2013. La mamie qui marchande chaque échalote trop cher et qui chiale quand les touristes ignorants
traînent leur vélo à travers le Isemarkt (SVP ne pas essayer, l'expérience est relativement désagréable). Donc cette même mamie, on la croise à contre-sens et je ne peux empêcher mon regard de la suivre. On s'arrête. Elle aussi. À quelques mètres seulement d'où on trouve, elle dépose son panier, salut le musicien qui se trouve à ses côtés et ouvre la bouche. Dès les premiers sons qui en sortent, Sarah et moi, on reste bouchebés! Les notes sont douces et aigues, mais assez fortes pour te faire vibrer l'intérieur: Mamie chante de l'opéra. Ce fut un privilège d'assister à ce moment que je suis loin d'oublier.
J'avais enfin résolu le mystère de la mamie du marché.
17.7.14
Happy ending
Oh oui, l'Allemagne est devenue weltmeister dimanche soir dernier! Comment c'était?
COMPLÈTEMENT FOU!!! MALADE MENTAL!!! DÉBILE!!!
Jusqu'à la 113 minutes, je devais me retourner toutes les deux minutes pour vérifier si Michel n'avait pas oublié de respirer.
Jusqu'à la 113 minutes, chaque tire au but enflammait les allemands de plus belle.
Jusqu'à la 113 minutes, toute une nation n'avait d'yeux que pour son équipe, pour son pays.
COMPLÈTEMENT FOU!!! MALADE MENTAL!!! DÉBILE!!!
Jusqu'à la 113 minutes, je devais me retourner toutes les deux minutes pour vérifier si Michel n'avait pas oublié de respirer.
Jusqu'à la 113 minutes, chaque tire au but enflammait les allemands de plus belle.
Jusqu'à la 113 minutes, toute une nation n'avait d'yeux que pour son équipe, pour son pays.
11.7.14
Quand l'appétit va, tout va!
Je suis restée bien silencieuse durant ces premières semaines en Allemagne. C'est bien simple, les mots me manquent. Je suis en manquent de mots. Je suis sans phrase et sans paragraphe.
Et si les mots étaient comme l'appétit? Et s'ils venaient en mangeant...en écrivant.
Sur ce, je vous laisse sur trois photos prisent durant mes premières journées de woofing!
7.1.14
Tourtière, café et gâteau
20 journées sont déjà derrière moi. Loulououtremer, au neutre depuis un bon moment, embraye ce matin, dans la douceur des couvertures et le ciel gris de Kiel. Pour faire changement, allons-y à reculons cette fois-ci.
Hier soir, la famille du Grillparzerstraße, le charmant voisin, la nouvelle fille Aupair, Michel et moi, on prost à la fin d'un beau chapitre et au début d'un nouveau. Ma tête fait de la gymnastique. Elle fait valser mes lèvres avec les voyelles de la langue française, alors que mes oreilles n'ont d'yeux que pour ces dures sonorités allemandes. Autour de la table, ça sent le bonheur à plein nez. L'heure des goodbyes sonnent rapidement, mais le son est différent : “I'll be back soon enough!”
31 janvier 2013
La ville est à la fête. Depuis 10h ce matin, de timides pow! se font entendre dans les rues. Plus les heures passent, plus ces murmures s'imposent à nos oreilles jusqu'à ce qu'on ne puissent faire semblant de ne pas les entendre. Certains commencent à montrer leurs couleurs, alors que d'autres ne font encore que rugir férocement. 23h13, on se dirige vers le port de Hambourg. Je suis un enfant perdu dans une marée d'allemands géants. Michel me hisse alors sur ses épaules et SEPT! SIX! CINQ! QUATRE! TROIS! DEUX! UN! FROHES NEUE JAHR!!! C'est alors que Hambourg se transforme littéralement en feux d'artifice. La ville se met à briller si fort que j'en ai les larmes aux yeux. Du haut de ses épaules, je suis assise dans la première rangée de la salle de cinéma; Je regarde le ciel, le cou cassé, mais j'assiste à quelque chose de magique...
25 décembre 2013
Kaffee und kuchen avec la famille maternelle. Ah, c'est éternel kaffee und kuchen allemand...! Un principe bien simple: Se retrouver à table en beau milieu d'après-midi pour manger du gâteau et boire du café (histoire de bien me bourrer l'estomac avant le souper...) J'essaie d'expliquer que lorsque je me retrouve dans une fête d'anniversaire (ou simplement dans mon appartement partagé avec la meilleure patissière en ville: http://vickypastel.tumblr.com/ ), un morceau de gâteau me suffit généralement, mais en vain...D'ailleurs, ça a rapidement tourné à la blague entre Michel et moi. Chaque fois que nous rendons visite à mamie, j'ai toujours droit à son petit air de défi : «Alors, je demande à mamie de réchauffer le café et sortir le gâteau?» (Dans tes oreilles, ça ressemble plus à: "So Lou? Wir essen jetzt Kaffee und Kuchen bei Oma!)
Encore quelques jours avant le retour. Je tâche de profiter de mes 10 degres sans neige jusqu'à la toute fin!
Hier soir, la famille du Grillparzerstraße, le charmant voisin, la nouvelle fille Aupair, Michel et moi, on prost à la fin d'un beau chapitre et au début d'un nouveau. Ma tête fait de la gymnastique. Elle fait valser mes lèvres avec les voyelles de la langue française, alors que mes oreilles n'ont d'yeux que pour ces dures sonorités allemandes. Autour de la table, ça sent le bonheur à plein nez. L'heure des goodbyes sonnent rapidement, mais le son est différent : “I'll be back soon enough!”
31 janvier 2013
La ville est à la fête. Depuis 10h ce matin, de timides pow! se font entendre dans les rues. Plus les heures passent, plus ces murmures s'imposent à nos oreilles jusqu'à ce qu'on ne puissent faire semblant de ne pas les entendre. Certains commencent à montrer leurs couleurs, alors que d'autres ne font encore que rugir férocement. 23h13, on se dirige vers le port de Hambourg. Je suis un enfant perdu dans une marée d'allemands géants. Michel me hisse alors sur ses épaules et SEPT! SIX! CINQ! QUATRE! TROIS! DEUX! UN! FROHES NEUE JAHR!!! C'est alors que Hambourg se transforme littéralement en feux d'artifice. La ville se met à briller si fort que j'en ai les larmes aux yeux. Du haut de ses épaules, je suis assise dans la première rangée de la salle de cinéma; Je regarde le ciel, le cou cassé, mais j'assiste à quelque chose de magique...
25 décembre 2013
Kaffee und kuchen avec la famille maternelle. Ah, c'est éternel kaffee und kuchen allemand...! Un principe bien simple: Se retrouver à table en beau milieu d'après-midi pour manger du gâteau et boire du café (histoire de bien me bourrer l'estomac avant le souper...) J'essaie d'expliquer que lorsque je me retrouve dans une fête d'anniversaire (ou simplement dans mon appartement partagé avec la meilleure patissière en ville: http://vickypastel.tumblr.com/ ), un morceau de gâteau me suffit généralement, mais en vain...D'ailleurs, ça a rapidement tourné à la blague entre Michel et moi. Chaque fois que nous rendons visite à mamie, j'ai toujours droit à son petit air de défi : «Alors, je demande à mamie de réchauffer le café et sortir le gâteau?» (Dans tes oreilles, ça ressemble plus à: "So Lou? Wir essen jetzt Kaffee und Kuchen bei Oma!)
Encore quelques jours avant le retour. Je tâche de profiter de mes 10 degres sans neige jusqu'à la toute fin!
2.9.13
Les Barrette
Les voyages et les aventures m'inspirent. Les moments simples qu'on remplis de bonheur, de vin et d'amis m'inspirent.
Ce soir, c'est plus que ça. Ce soir, se sont deux jeunes femmes inspirantes et expirantes qui m'inspire et m'expire.
C'est après la lecture d'un bref témoignage que j'ai eu envie d'écrire pour elles, parce que leur courage me coupe le souffle.
Leur histoire, j'en connais seulement quelques paragraphes, j'en ai lu seulement quelques lignes, alors qu'il s'agit d'un roman. D'une brique.
Moi quand j'étais petite, c'est des otites que j'avais pi on réglait ça avec une semaine d'antibiotiques: Du sirop aux bananes! Rien de trop beau. Elles, c'était plutôt à coups de visites à l'hôpital et d'ingestions de pilules tellement grosses que j'aurais eu besoin de dix verres d'eau pour les avaler.
Ce soir, de mon côté d'océan, j'ai envie de leur crier à pleins poumons: Tiens! Prends-les! Je te les donne mes poumons!
C'est filles là, elles ont du cœur au ventre. Ce sont des vraies boxeuses, des dures à cuire, sans le manteau Harley Davidson. Tous les jours, elles se battent contre les nuits trop longues. Si c'est pas l'intraveneuse qui leur donne toute l'énergie nécessaire pour continuer ce marathon avec des poumons engourdies, c'est sûrement ces petits trésors qu'elles cachent au creux d'elles qui leur permettent chaque jours d'avancer. Des trésors qu'elles s'acharnent à faire briller à chaque minute et qui leur donne la force d'affronter la prochaine nuit. Des trésors qui font voir la vie en +. Chaque minute est une réussite, chaque heure une victoire, chaque journée une médaille d'or.
C'est pas pour faire de la pub, mais ta carte, signe la. Tes poumons, donne leur un second souffle. Laisse-les rire à nouveau pour une première fois à côté d'un cœur pure et pleins de jeunesse.
Les Barrette, elles ont la fibrose kystique. Les Barrette, elles sont belles, fortes et plus qu'inspirantes.
Ce soir, c'est plus que ça. Ce soir, se sont deux jeunes femmes inspirantes et expirantes qui m'inspire et m'expire.
C'est après la lecture d'un bref témoignage que j'ai eu envie d'écrire pour elles, parce que leur courage me coupe le souffle.
Leur histoire, j'en connais seulement quelques paragraphes, j'en ai lu seulement quelques lignes, alors qu'il s'agit d'un roman. D'une brique.
Ce soir, de mon côté d'océan, j'ai envie de leur crier à pleins poumons: Tiens! Prends-les! Je te les donne mes poumons!
C'est filles là, elles ont du cœur au ventre. Ce sont des vraies boxeuses, des dures à cuire, sans le manteau Harley Davidson. Tous les jours, elles se battent contre les nuits trop longues. Si c'est pas l'intraveneuse qui leur donne toute l'énergie nécessaire pour continuer ce marathon avec des poumons engourdies, c'est sûrement ces petits trésors qu'elles cachent au creux d'elles qui leur permettent chaque jours d'avancer. Des trésors qu'elles s'acharnent à faire briller à chaque minute et qui leur donne la force d'affronter la prochaine nuit. Des trésors qui font voir la vie en +. Chaque minute est une réussite, chaque heure une victoire, chaque journée une médaille d'or.
C'est pas pour faire de la pub, mais ta carte, signe la. Tes poumons, donne leur un second souffle. Laisse-les rire à nouveau pour une première fois à côté d'un cœur pure et pleins de jeunesse.
Les Barrette, elles ont la fibrose kystique. Les Barrette, elles sont belles, fortes et plus qu'inspirantes.
26.7.13
Trois chapitres d'aventures
Et voilà!
Après presque trois semaines de voyage, nous sommes finalement de retour au bercaille, et je dois l'avouer, ça fait du bien de poser sa valise pour quelques jours en banlieu de Hambourg. Le beau temps nous a aussi suivi, alors profitons-en!
Où en étions-nous? Début juillet...! Ouf, ça fait beaucoup à raconter!
Chapitre 1: Le Québec à Hambourg
Quand je vais chercher Roche à la station de bus, c'est avec beaucoup d'étonnement que je constate qu'elle s'est déjà fait une amie...qui ne parle ni le français, ni l'anglais. Roche, personnage au grand coeur qu'elle est, avait promis à la maman de s'assurer que la petite arriverait à bon port, dans les bras de son grand frère. Pourtant, personne n'est présent pour acceuillir cette petite fille au teint de l'Amérique latine. Je réussis à baragouiner quelques phrases en allemand (ce qui doit ressembler à l'anglais de Mélina au début des années 2000). Après quelques coups de téléphone et plusieurs longues minutes, un jeune homme (avec un teint bien allemand et un style, ma foi,surprenant) sort de la bouche du métro. C'est le grand frère. Mission accomplie!
Le lendemain, c'est au tour de Nick de se faire ramasser à la gare centrale. Le timing n'était peut-être pas à son meilleur, mais on fini quand même par tous se retrouver à marcher dans le Hafencity. Ça fait du bien de voir et revoir la ville accomagnée de regards encore vierges. L'angle est différent. Les rues ont les mêmes noms, c'est seulement la prononciation qui change. L'accent du Québec, il résonne bien dans mes oreilles.
La soirée ne s'éternisera pas, ayant tous un peu sommeil.
Les jours qui suivront seront drôlement plaisants, mais surtout passés en bonne compagnie. Des petits morceaux de la maison qui me redonne pleins d'énergie.
Chapitre 2: Nice, c'est nice!
Après un court arrêt à Berlin, je m'envole pour Nice rejoindre les quatre garçons. J'arrive tôt le matin, ce qui nous permettra de bien profiter de la journée. Mes premières minutes en voiture seront difficiles à oublier. Tout est tellement beau. Le soleil (celui que Hambourg me fait que très peu fréquenter depuis le début de l'éte...) réchauffe les maisons aux couleurs pastelles. La mélanine qui s'active sur mon visage chatouille mon nez et rougie mes joues. Rien de trop français, Des croissants pour déjeuner, et hop, direction la plage!
On passe la semaine dans la maison de la mamie à Steph. Un joli petit paradis qui manque beaucoup d'amour depuis que mamie est partie l'été dernier: Même les murs racontent des histoires.
En milieu de semaine, on fait un petite expé dans la montagne. Au sommet, vue sur Nice. Je m'assoie et je suis au milieu de nulle part. Devant moi, la ville. Derrière moi, la nature. Au milieu, nulle part, moi et les garçons. Ça sent le thym et la lavende à plein nez. Des oiseaux volent au dessus de nos têtes, pris dans une routine qu'on semble perturber. Pourtant, ils nous laissent tranquilles. Ils se sont mis d'accord pour partager cette beauté que la terre leurs offre tous les jours. Une beauté, qui me semble trop souvent éphémère et qu'on oublie d'apprécier. Chaque jour, j'ai les yeux un peu plus grand et un peu plus clairs. Chaque jour, de petits chemins se creusent au coin de ceux-ci. Des chemins qui, dans plusieurs années, seront assez marqués pour raconter loulououtremer à d'autres qui ne l'ont pas connus dans sa jeunesse.
Chapitre 3: Kite surfing!
Lundi matin, 6.30, tout le monde debout! On part pour Rügen, trois heures au nord de Hambourg. La voiture déborde: Tente, matelas de sol, sacs de couchage, planche de wake board, pack sacs...Mais on est prêt! Une semaine de kite surfing nous attends. Je suis très excitée, mais bien nerveuse.
Une fois la paperasse signée et la tente montée, c'est déjà l'heure de la première leçon avec les kites de pratique. Le vent est assez fort en ce début d'avant-midi. Quand mon tour arrive, ça pas pris deux secondes que j'tais d'jà par terre m'a te dire! Je ne suis pas assez lourde pour la force du vent et ces petits kites. Solution: Michel doit me tenir par la taille afin que je reste au sol. On a l'air un peu coco, mais ça marche! Ça fait beau petit couple quétaine, mais au fond, on s'en fou!
Pause diner et après on passe à l'action. Première leçon dans l'eau avec les vrais kites. Prépare ton wetsuit, ta ceinture, et ta veste de sauvetage parce qu'on part! Il faut se mettre en équipe de deux, idéalement avec quelqu'un du même poids. Au revoir Michel et ma zone de confort, je suis en équipe avec Amélia, 15 ans et allemande. Après seulement quelques minutes, la conversation ne va pourtant pas si mal. Anglais, allemand, anglallemand, mais l'important, c'est qu'on se comprend. J'ai enfin l'impression de me débarasser de se bloquage qui m'empêchait de m'exprimer depuis plus de deux mois. Je fais des phrases qui ne tiennent pas debout. J'ai le verbe qui saute de gauche à droite et le pronom qui a la bougeotte, mais je fais des phrases et c'est ce qui importe.
Mardi midi, on ajoute la planche. Quand je vous disais pas le temps de niaiser...! Des débarques, j'en prend des bonnes. 'The water of the Baltic sea taste good, right?' me dit notre coatch. Je réussi quand même à faire 3 bonnes rides (mettons). Je suis fière et Michel aussi.
Mercredi, pas de vent, mais ça semble vraiment contrarier personne. Tout le monde à mal partout et est fatigué. Profitons-en pour prendre une douche: Après trois jours, on se dit que se serait peut-être une bonne idée!
Jeudi, back on track baby! Je commence vraiment à bien comprendre les mouvements à effectuer pour me sortir de l'eau et pour prendre de la vitesse. Michel est vraiment très bon (et mon orgueil n'aime pas ça), mais c'est un garçon et il fait déjà du wakeboard, ce qui lui donne une petite longueur d'avance.
Vendredi, dernière journée, fini les équipes! Cette fois-ci, c'est que moi et la mer Baltic. On fait un beau duo tous le deux. J'ai malheureusement rapidement très froid, très mal au bras et je suis épuisée, mais souriante (du moins, entre deux frissons).
Conclusion: le kite surfing, c'est ben le fun!
Je suis donc de retour à la maison après toutes ces belles aventures. Je serai de retour au 'travail' mercredi prochain. En attendant, je vous laisse un avant-goût sur les aventures des prochaines semaines...
Chapitre 4: Vik le vicking Perreault à Hambourg!!!!!!!!!!!!!
28.6.13
Nouvelles en 60 secondes
Je suis toujours en vie, malgré l'horrible température que m'offre Hambourg en cette fin du mois de juin; De la pluie et 9 degres Celcius...
Je serai en vacances jusqu'au 31 juillet. Mes plans sont encore flous, mais je te tiens au courant dès que j'en saurai plus!
J'aurai de la ben belle visite ce week-end. Le Québec me rend visite deux fois!
Je quitte pour Berlin le 2 juillet et je prendrais l'avion pour Nice le 5 juillet.
Ce n'est pas parce que je donne peu de nouvelles que je ne pense pas beaucoup à toi. J'en suis déjà à la moitié de mon séjour en Allemagne...C'est fou comme tout passe à la vitesse de l'éclair.
Je serai en vacances jusqu'au 31 juillet. Mes plans sont encore flous, mais je te tiens au courant dès que j'en saurai plus!
J'aurai de la ben belle visite ce week-end. Le Québec me rend visite deux fois!
Je quitte pour Berlin le 2 juillet et je prendrais l'avion pour Nice le 5 juillet.
Ce n'est pas parce que je donne peu de nouvelles que je ne pense pas beaucoup à toi. J'en suis déjà à la moitié de mon séjour en Allemagne...C'est fou comme tout passe à la vitesse de l'éclair.
14.6.13
Ce week-end, j'ai eu 7 ans!
Ce soir, j'ai fait une petite bétise. Je n'ai alors plus 22 ans, mais bien 7, et c'est tout comme si je venais de casser une assiette en essayant de l'attraper dans le vaisselier, trop haut pour moi. Non...En fait, c'est le set complet que je viens de casser. Le nouveau en plus! Celui qu'on sort seulement quand on a de la visite. Tu comprends un peu comment je me sens? Enfin, on s'en reparlera...
C'est dans ces moments là que tu me fais tellement bien de me lire!
La Suède...Ah la Suède! C'est jolie la Suède. C'est encore plus jolie après cinq longues heures de voiture. Michel et moi, on met un peu de temps à s'orienter une fois à Malmö (on se serait presque cru dans The Amazing Race!), mais on fini par trouver l'appartement tant recherché. Quand les deux grandes portes coulissantes du building s'ouvre, de l'autre côté, il y a Lisa Lund et ses années 40 (un jour, il te faudra la rencontrer pour comprendre!). Ça fait tellement de bien de la revoir. Plus tard dans la soirée, Ella, aussi Aupair à Amsterdam, se joindra à nous pour souper. Entre deux bouchées de pizza maison et une gorgée d'Astra, on parle anglais, allemand, français, suédois, et je suis à ma place. Dans ce brouhaha de langues, j'y trouve un certain confort, qu'on dira confortable. Le ventre plein, on part conquérir le nightlife de Malmö. On se retrouve donc sur une terrasse, mais on reste bien tranquilles, car en Suède, tout est environ 3 fois le prix régulier. Le plus intéressant, pour ne pas dire étrange, reste selon moi, cette immense club qui ressemble au palais d'Aladin, juste à côté de notre terrasse. Seulement Jasmine manquait à la fête. Enfin bref...
Samedi, on va voir la mer. Elle est belle la mer. Elle est calme la mer. J'ai vu Turning Torso, pi toute, pi toute! Notre balade est subitement interrompue alors que nos estomacs crient famines. On terminera la journée à faire la crevette au soleil dans un parc et à manger des fraises suédoises. Des moments qui seront si simples, mais qui resteront toujours mes préférés.
Quand minuit sonne, c'est la fête à Lou! Michel sort chercher un cadeau dans la voiture, alors que Lisa et moi, on devient folle. On ressort nos vieux classiques d'Amsterdam, et l'espace d'un instant, rien ne bouge, à l'exception de nous deux. On saute, on danse, on rit. On a peur de rien. On est invincible. L'espace d'un instant, je redeviens un enfant sans responsabilité. Je n'ai plus 22 ans, j'en ai 7.
Dimanche matin, de belles fleurs suédoises et un brunch mega lecker m'attendent. Les pancakes de Lisa Lund, un D-liche!...Je veux dire un délice! L'après-midi, on ère un peu dans un marché aux puces extérieur. Il fait froid et la température est exécrable. Le thé est bon un fois rentrés à la maison.
Les valises sont difficiles à fermer, et ce n'est pas parce qu'elles débordent. Ayant encore 3 mois devant, nous savons pertinemment bien que nous nous reverrons bien vite.
J'ai donc passé un très beau week-end en Suède.
À qui le tour maintenant?
C'est dans ces moments là que tu me fais tellement bien de me lire!
La Suède...Ah la Suède! C'est jolie la Suède. C'est encore plus jolie après cinq longues heures de voiture. Michel et moi, on met un peu de temps à s'orienter une fois à Malmö (on se serait presque cru dans The Amazing Race!), mais on fini par trouver l'appartement tant recherché. Quand les deux grandes portes coulissantes du building s'ouvre, de l'autre côté, il y a Lisa Lund et ses années 40 (un jour, il te faudra la rencontrer pour comprendre!). Ça fait tellement de bien de la revoir. Plus tard dans la soirée, Ella, aussi Aupair à Amsterdam, se joindra à nous pour souper. Entre deux bouchées de pizza maison et une gorgée d'Astra, on parle anglais, allemand, français, suédois, et je suis à ma place. Dans ce brouhaha de langues, j'y trouve un certain confort, qu'on dira confortable. Le ventre plein, on part conquérir le nightlife de Malmö. On se retrouve donc sur une terrasse, mais on reste bien tranquilles, car en Suède, tout est environ 3 fois le prix régulier. Le plus intéressant, pour ne pas dire étrange, reste selon moi, cette immense club qui ressemble au palais d'Aladin, juste à côté de notre terrasse. Seulement Jasmine manquait à la fête. Enfin bref...
Samedi, on va voir la mer. Elle est belle la mer. Elle est calme la mer. J'ai vu Turning Torso, pi toute, pi toute! Notre balade est subitement interrompue alors que nos estomacs crient famines. On terminera la journée à faire la crevette au soleil dans un parc et à manger des fraises suédoises. Des moments qui seront si simples, mais qui resteront toujours mes préférés.
Quand minuit sonne, c'est la fête à Lou! Michel sort chercher un cadeau dans la voiture, alors que Lisa et moi, on devient folle. On ressort nos vieux classiques d'Amsterdam, et l'espace d'un instant, rien ne bouge, à l'exception de nous deux. On saute, on danse, on rit. On a peur de rien. On est invincible. L'espace d'un instant, je redeviens un enfant sans responsabilité. Je n'ai plus 22 ans, j'en ai 7.
Dimanche matin, de belles fleurs suédoises et un brunch mega lecker m'attendent. Les pancakes de Lisa Lund, un D-liche!...Je veux dire un délice! L'après-midi, on ère un peu dans un marché aux puces extérieur. Il fait froid et la température est exécrable. Le thé est bon un fois rentrés à la maison.
Les valises sont difficiles à fermer, et ce n'est pas parce qu'elles débordent. Ayant encore 3 mois devant, nous savons pertinemment bien que nous nous reverrons bien vite.
J'ai donc passé un très beau week-end en Suède.
À qui le tour maintenant?
30.5.13
Mauvaise blogeuse
C'est vrai que je ne donne pas régulièrement de nouvelles, mais à la fin de ce week-end, des histoires, j'en aurai tous pleins pour vous!Imagine toi que la Suède m'appelle. Oui, oui. Elle crie 'Louuuuuuuuuu'!Et c'est à moi de lui répondre, LISA LUND, j'arrive!
28.5.13
Photos
Je sais, je sais...
Quel titre accrocheur...Le temps me rattrape et je dois aller chercher Sarah au Gymnasium. Je pense quand meme à toi, et voilà ce que j'ai pour tes beaux yeux. Les détails, c'est pour plus tard (wouhou du suspense!)
16.5.13
Coeurs sensibles, s'abstenir!
Lundi soir, Sarah fait dodo et moi j'ai congé le lendemain matin...
Ah oui, mais avant tout, vous ne connaissez pas encore meine süße Zara!. Petite fille blonde aux yeux bleus et rieurs. Mignonne et adorable, elle est. Et ce n'est pas seulement de l'extérieur. Elle est aimable et serviable. Douce, comme l'océan. Mais Sarah s'est fait embarquer dans un bateau qui tangue. Un gros bateau qui n'est pas facile à diriger dans la tempête. Entre les vagues d'hormones qui vont et qui viennent. Entre deux capitaines qui se disputent constamment la barre du bateau. Elle ne semble plus savoir où donner de la tête...
Enfin...Donc Lundi soir, Sarah fait dodo et moi j'ai congé le lendemain matin. J'enfourche mon vélo et direction Chez Michel!.
Coeurs sensibles, si vous aviez ignoré mon premier avertissement, voici mon deuxième! Je ne connais pas encore bien le chemin pour me rentre chez lui, mais je sais que je suis dans la bonne direction. Tout droit et encore tout droit, toujours vers l'est! Je reconnais les noms de rues, sans pour autant pouvoir les prononcer...Weidestraße, Dehnhaide, Krausestraße...Il pleut;J'ai les lunettes buées et c'est exactement à ce moment là que ça me frappe en plein visage. Je me sens bien, comme si j'étais à la maison. Comme si c'était ce qu'il y avait de plus normal à faire un lundi soir: Se promener à vélo entre Winterhude et Barmbek.
Famille et amis, ça ne sert à rien de paniquer, deux (belles...) années d'étude m'attendent encore en septembre. Sèche tes pleurs, séche tes pleurs ma soeur.
Merci de m'avoir aider à devenir qui je suis.
Chaque petits morceaux de vous occupent une place bien au chaud dans mon coeur.
Ils me poussent à affronter ce qui me fait peur tous les jours.
Vous me manquez TOUS.
Votre tendre Loulou
PS. Les photos, c'est pour bientot!
Ah oui, mais avant tout, vous ne connaissez pas encore meine süße Zara!. Petite fille blonde aux yeux bleus et rieurs. Mignonne et adorable, elle est. Et ce n'est pas seulement de l'extérieur. Elle est aimable et serviable. Douce, comme l'océan. Mais Sarah s'est fait embarquer dans un bateau qui tangue. Un gros bateau qui n'est pas facile à diriger dans la tempête. Entre les vagues d'hormones qui vont et qui viennent. Entre deux capitaines qui se disputent constamment la barre du bateau. Elle ne semble plus savoir où donner de la tête...
Enfin...Donc Lundi soir, Sarah fait dodo et moi j'ai congé le lendemain matin. J'enfourche mon vélo et direction Chez Michel!.
Coeurs sensibles, si vous aviez ignoré mon premier avertissement, voici mon deuxième! Je ne connais pas encore bien le chemin pour me rentre chez lui, mais je sais que je suis dans la bonne direction. Tout droit et encore tout droit, toujours vers l'est! Je reconnais les noms de rues, sans pour autant pouvoir les prononcer...Weidestraße, Dehnhaide, Krausestraße...Il pleut;J'ai les lunettes buées et c'est exactement à ce moment là que ça me frappe en plein visage. Je me sens bien, comme si j'étais à la maison. Comme si c'était ce qu'il y avait de plus normal à faire un lundi soir: Se promener à vélo entre Winterhude et Barmbek.
Famille et amis, ça ne sert à rien de paniquer, deux (belles...) années d'étude m'attendent encore en septembre. Sèche tes pleurs, séche tes pleurs ma soeur.
Merci de m'avoir aider à devenir qui je suis.
Chaque petits morceaux de vous occupent une place bien au chaud dans mon coeur.
Ils me poussent à affronter ce qui me fait peur tous les jours.
Vous me manquez TOUS.
Votre tendre Loulou
PS. Les photos, c'est pour bientot!
10.5.13
It's all about trust!
Déjà une semaine que j'ai quitté le Québec...Ça me semble impossible, et pourtant...!
Petite précision, je vous écris avec une tablette alors c'est possible que vous trouviez quelques coquilles dans mes prochaines textes : C'est ben long pi laborieux comme travail m'a vous dire!. Enfin bref.
Tout ça pour vous dire que je réalise à peine l'ampleur de ma nouvelle aventure.C'est facile de banaliser quatre mois après en avoir vu passés onze dans un pays où on se gargarise la gorge pour parler.
C'est donc six jours plus tard, après m'être finalement débarassée du décalage horaire et d'être retombée les deux pieds sur terre que j'en prends conscience.
C'est aussi avec une plus grande maturité que j'entreprends ce nouveau périple, mais avec un coeur resté le même...
Jeune
Michel arrive! On explore Winterhude/Uhlenhorst ce matin.C'est le quartier de ma nouvelle famille Aupair.
Je pense à vous :)
29.4.13
Auf Wiedersehen !
730 jours avant de rentrer à la maison, je respire.
Brandi Carlile. me dit
Qu’elle prend le chemin du retour
Que ce n’est pas toujours facile d’être loin
Qu’elle s’ennuie et que tout ce qu’elle veut, c’est de
t’embrasser
730 jours après être rentrée à la maison, j’étouffe.
Brandy Carlile is
telling me
I am on my
way back home
It’s been
hard to be away
Oh I miss
you and I just want to kiss you
Une maison? Laquelle?
J’ai la tête qui tourne vite. Très vite. Comme quand on
était petit et que tu me faisais tourner sur le beau tourniquet rouge de la
grande cour d’école. Ça étourdit le cœur, mais sans lui faire mal. Les maux de
cœur, ça se replace, ça se remplace.
C’est pourtant la même mélodie. C’est l’air qui a changé.
C’est l’ère… Les paroles sont passées de l’anglais au français, puis du
français à l’anglais. Du Québec aux Pays-Bas. Des Pays-Bas au Canada au Deutschland.
On se revoit en septembre les enfants!
1.10.12
Quand tu rugis, tu rougis. La bouche pleine de confettis.
Rouges, oranges et jaunes, je les entends me crier aux yeux.
Et étrangement, mes yeux les entendent.
La confusion soule mes sens.
On les a dynamités et fait disparaître à coup de mines et d’effaces
sur la cinquante… pour que ça aille plus
vite tsé!
Et puis bientôt, fatigués et épuisés, après avoir tant rougi
et rugi, ils tireront leurs révérences, se dévêtiront et tomberont dans un
sommeil glacial aux nuits trop blanches pour quelques mois. MAI ils reviendront.
Plus forts, plus beaux, plus jeunes au cœur.
Les entendras-tu?
22.8.12
Chapitre 2 : Je tergiverse
Mon père me dit que c’est savoir transformer le négatif en
positif. Il me dit que la vie est trop courte.
Ma mère me dit que c’est ma chance. Elle me dit de prendre
le temps de savourer chaque petit moment.
Et puis quelques heures plus tard, la valise encore
haletante après un sprint final, je me retrouve à l’aéroport d’Ottawa et je
pense déjà à toi. À toutes les belles histoires que j’aurai à te raconter à mon
retour. Je m’improvise à nouveau Loulououtremer pour 10 jours. Destination
finale : Kaltenkichen, petit village en banlieue d’Hambourg.
Le jour, Hambourg c’est joli. La nuit le Reeperbahn, c’est ben busy.
Les jours filent et défilent. L’Allemagne va et vient à la
rencontre du Québec.
Ça sent déjà la fin, mais nous sommes anosmiques. On quitte
Kaltenkichen pour quatre jours. Destination finale : Flensburg.
Arrêts : La ferme, Kiel et la plage.
Puis, ça me renverse. La Nature. C’est donc elle la première
merveille du monde. L’homme peut continuer à vanter les sept siennes, mais
elles ne sont en rien comparables au spectacle qui s’active devant moi, assise au
premier rang de la petite cabine de la grosse machine. La Nature est capable de
beauté, une beauté pure que l’homme s’entête trop souvent à souiller. Pendant
un instant, le temps s’arrête pour prendre place à mes côtés. Devant nous, le
ciel épuisé vient d’épouser un champ de blé. La cérémonie se fait dans le rose,
orange et violette. Les garçons d’honneur coupent le blé, qui semblent danser
sous mes pieds, dans les tourbillons de cette machine, pourtant si meurtrière.
Une dernière valse dansée avec passion dans la moisson.
D’amour et d’eau
fraîche.
Les jours s’écoulent et se transforment trop rapidement en
heures, puis en minutes. Et me voilà déjà de l’autre côté de la sécurité, la
tête brouillée par beaucoup trop de possibilités…
À suivre…
À suivre…
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